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Rencontrez de nouvelles personnes : la technique des 6 heures

5 octobre 2012 8 856 views 8 Comments

Les relations humaines n’ont rien d’une science exacte où tout se met en équation, c’est d’ailleurs ce qui fait toute leur complexité, mais aussi leur charme. L’expérience m’a cependant apprise que les individus les plus talentueux étaient capables, au delà de leur confiance, de créer des connexions puissantes avec n’importe qui uniquement par le biais d’une somme de petits riens, de détails qui ont l’incroyable capacité de rapprocher deux êtres. Chaque semaine, je partage donc avec vous l’un de ces petits riens qui pourraient changer radicalement votre rapport aux autres.

La question est un grand classique : de quoi puis-je parler avec un parfait inconnu, ou avec une personne que je n’ai pas vu depuis des années. Imaginons que vous venez de vous inscrire sur www.parship.fr pour surmonter votre timidité et que vous êtes sur le point de rencontrer des dizaines de nouvelles personnes dans les jours qui viennent. Comment allez vous sortir du lot et marquer la personne inconnue à qui vous parlez ?

Beaucoup se contentent de faits généraux tels que « que fais-tu dans la vie ». Malheureusement, ce type de questions ont du mal à faire décoller une connexion si votre interlocuteur et vous n’avez aucune raison d’entrer en contact (raisons professionnelles, attirance mutuelle, etc.)

Une autre méthode, plus simpliste, consiste à demander « quoi de neuf », question contre laquelle je me bat depuis des années pour le peu de lien qu’elle crée entre deux personnes. La réponse est d’ailleurs souvent « rien de spécial », ce qui en soit est une hérésie. Cette question en vous rapprochera jamais d’une autre personne.

Alors comment commencer si vous n’avez pas une incroyable tchatche et que vous vous retrouvez dans une des deux situations évoquées précédemment ?

Soyez simple, parlez de ce qui est arrivé à votre interlocuteur au cours des 6 dernières heures. Approfondissez avec lui, entrez dans les détails, profitez du fait de la proximité de l’expérience pour lui faire revivre des émotions basiques. Sous couvert de simplicité, cette méthode simplifie la vie de votre interlocuteur qui n’a quasiment pas à réfléchir pour vous raconter ce qui lui est arrivé, et donne un volet émotionnel à la conversation que des faits trop basiques auraient évincés.

Le conseil relationnel du jour est donc simpliste : parlez des 6 heures qui viennent de s’écouler avec les personnes que vous venez de rencontrer comme avec vos vieux amis, vous vous sentirez subitement doué d’une conversation incroyable !

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8 Commentaires »

  • Tweets that mention Améliorez votre conversation : la technique des 6 heures | WorldEmotions -- Topsy.com said:

    [...] This post was mentioned on Twitter by Dev Perso and Nicolas Pène, WorldEmotions. WorldEmotions said: Améliorez votre conversation : la technique des 6 heures: Les relations humaines n’ont rien d’une science exa… http://bit.ly/hkqdeX [...]

  • Seirei said:

    Salut !

    Très intéressant et en même temps étrange ce conseil. En sachant que la majorité des gens étaient au boulot dans les dernières 6 heures d’une journée, pourquoi celle-ci aurait envie d’en parler ?

    Je pense que pour qu’une personne n’ai pas à réfléchir à ce qu’elle a dire, il vaut mieux qu’elle parle de ce qu’elle aime plutôt que de ce qu’elle a fait dans sa journée.

    Car :
    1) On ne fait pas de gaffe (et oui, peut-être qu’elle aime pas son boulot, son chat est mort, etc…),
    2) La personne a du plaisir à en parler,
    3) On apprend plus facilement à la connaitre et on peut enchainer dans la discussion bien plus aisément.

    Cependant, le plus gros problème est « comment parvenir à parler de cela avec un(e) inconnu(e) »…

    1) Aborder quelqu’un ne se fait pas dans n’importe quel lieu (privilégier arrêt de bus, métro, caisse/billetterie, rue si elle va dans la même direction, pose clope, MEME si vous ne fumez pas ! Éviter file, salle d’attente, lieu ou il y a plusieurs personnes assez proche),
    2) Il faut aussi essayer au maximum d’interpréter l’état émotionnel de la personne avant d’entreprendre la discussion (en colère ? stressé ? détendu ?),
    3) Être soi-même à l’aise, de bonne humeur, ouvert (et oui, les inconscients communiques),

    Une fois ce filtre appliqué, voici pour moi les étapes cruciales :

    1) phrase d’approche dépendant de la situation pour engager la discussion,
    2) expression du corps, visage ouvert (sourire, aspect détendu),
    3) analyse des réponses à la phase 1). Et oui, si vous ressentez un mal aise, cela ne sert à rien d’insister. Un simple merci pour sortir de l’engrenage est bien mieux que d’être lourd.

    Puis, si le 3) est positif, imbriquer une autre question moins vague de manière à saisir des informations pertinentes à utiliser pour le reste de la discussion.

    Un exemple :

    (M= Moi, I= Inconnu)
    Situation : arrêt de bus, 3/4 personnes plus ou moins éloignés.

    1) phrase d’approche :
    M: »euh excusez-moi, est-ce que vous avez vu le Bus X passé ? »

    2) analyse de la réaction + réponse (ton de la voix, gestuelle, regard) : I: »Non pas encore » (je prend la pire réponse possible, ça aurait pu être « Non pas encore, je l’attend aussi » ce qui permet de continuer sur un « Ah vous bossez dans le coin ? »

    3) Si réaction positive, M: « Ah merci, j’ai de la chance, d’habitude je le loupe et je crois qu’il n’y a rien de plus embêtant, surement que ça vous ai déjà arrivé aussi… » (susciter une émotion commune pour « unifier » le ressenti, on dira « synchroniser » les états)

    4) I: « Oh oui, en sortant du boulot/cours de dance… », vous saisissez la suite. Si un simple « oui » fermé (franchement, assez rare), relancez avec une autre question « vous prenez quel bus ? (toujours des questions ouvertes).

    Avec de l’entrainement, parler à un inconnu devient très facile, je vous le promet !

    Seirei

  • Joanne Tatham said:

    Article très intéressant, même si comme Seirei je mettrais un petit bémol concernant les 6 dernières heures. Au cours d’une soirée un samedi soir par exemple, ça marche bien, mais en semaine, ça peut amener notre interlocuteur à parler de tous les trucs qui l’ont agacé (pour rester polie) au travail.

    Après, bien sûr, tout dépend de l’interlocuteur : soit il ne voudra pas en parler et se contentera d’un « boaf, rien de passionnant j’ai bossé », auquel cas on se retrouve à demander ce qu’il fait pour gagner sa vie et on retombe dans les banalités, soit il entrera trop dans les détails et on entrera dans une conversation peu agréable (surtout si sa vie professionnelle est désastreuse)… ou alors, on parviendra à trouver un équilibre, voire peut-être aider l’autre à voir les choses sous un autre angle. A moins que notre interlocuteur soit passionné par son job, et là, ce sera le bonheur ! :)

  • ChrisToonet said:

    Assez d’accord avec Seirei !
    Le matin difficile de parler des 6 heures écoulées !!
    « Quoi de neuf ? » bof ! pas chez un antiquaire !!!

    Je trouve assez difficile de m’engager dans une conversation impromptue ! Je manque surement de tchatche ou d’idées ou d’audace ?
    En tous cas un sujet à travailler en ce qui me concerne !

  • Virginie Mirkov said:

    C’est un gros challenge pour moi de parler avec des inconnus, je redoute clairement le blanc et c’est bien sûr ce qui arrive…

    Je vais étudier la question et je vais essayer ta méthode des 6 heures.

    J’admire vraiment les gens qui arrivent à parler sans problèmes avec n’importe qui. Je devrais étudier mon copain qui est assez incroyable dans ce domaine.

    Je fera un retour d’analyse :-)

    A bientôt

  • Anne-Laure said:

    J’ai moi aussi une technique qui fonctionne très bien et que j’utilise régulièrement, c’est de parler voyage. Le voyage ça fait rêvé et ça rend heureux (ou du moins le sourire). Je commence par parler de mes derniers voyages par exemple puis j’en viens à faire la liste de tous les pays où je suis allée, tout ça en échangeant avec l’autre et en lui posant des questions bien sûr (où es-tu allé? quel pays me conseilles-tu? quelle spécialité devrais-je goûter? quelle est ta prochaine destination? etc) car je ne fais pas un monologue. C’est tellement facile de parler des voyages que le temps passe vite sans s’en rendre compte. Ça permet également de mettre un peu de baume au coeur car on pense voyage, on pense aussi soleil, vacances, loisirs, plaisir… Ça peut permettre à la personne avec laquelle vous discutez de lui redonner de l’envie, de la joie si celle-ci était un peu déprimé et ça lui permet de sortir de son métro-boulot-dodo.
    Je pense que cette technique est facile à mettre en oeuvre pour tout le monde et peut-être vous donner envie de voyager et d’expérimenter encore plus de choses.

    Mon blog sur mes voyages: http://my-trips-world.blogspot.com/
    Mon profil The Life List: http://www.thelifelist.fr/rI7mA1PlgUMmA387-life-list-de-Anne-Laure.html

    Si vous décidez d’appliquer cette technique, dites-moi si cela fonctionne pour vous.

  • Pascal said:

    A chacun sa technique. Perso, je commence par parler de moi.

    Je raconte un truc un peu marrant qui m’est arrivé récemment.

    ça cré une connexion positive et souvent l’autre enchaine sur un truc semblable qui lui est arrivé aussi.

  • celmar said:

    Bonjour, l’idéal est de parler de l’autre, car les gens aiment s’écouter parler…Qui n’aime pas parler de lui ?

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